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J'ai eu la chance d'animer la semaine dernière la plénière prestige du CJD Arcachon. Chance parce que je suis très heureux de porter les valeurs de ce mouvement patronal (dont l'objectif est depuis 1938 de mettre l'économie au service de l'homme) et dont je suis le représentant au CESER Aquitaine.

Mais chance aussi d'avoir pu rencontrer longuement Philippe Presti, champion et surtout le coach français de l'équipe Oracle qui a remporté la Coupe de l'America 2013 après un incroyable Comeback que je vous recommande de (re)vivre en regardant cette vidéo.

Dans mon exercice d'animation, en accord avec mes compagnons du CJD Arcachon, j'avais décidé de conduire une "master classe" avec le maître sur le modèle de l'émission de France 4 animée par Pierre Lescure (que je vous recommande là aussi chaudement).

Le principe était de laisser Philippe Presti raconter son parcours pendant 40' puis de demander au public (180 personnes) de travailler en groupe pour préparer des questions (sur l'admirable conseil d'Alexis Monville) et ensuite de procéder à une série de questions/réponses hyper efficace sur 40' supplémentaires. Je dois vous avouer que je ne supporte plus ces conférences où les "poseurs de questions" mettent en avant leur égo. Bref j'avais mis en base line de la séquence : "l'important dans la question, c'est la réponse !". Ok, c'est un peu directif, mais cela a donné un moment très dynamique d'échange entre la salle et l'intervenant.

"il y a toujours une possibilité de progrès".

Cette histoire est incroyable. L'équipe américaine, dans sa baie de San Francisco est menée 8 victoire à 1. Une victoire de la Nouvelle -Zélande et c'est terminé. Le Team Oracle remonte son retard et remporte la Cup.

Philippe Presti devant l'incrédulité de l'auditoire explique que malgré les défaites, l'équipe savait qu'elle progressait, jour après jour. Il met en place des séances de débriefing après chaque épreuve. Pour éviter l'analyse "émotionnelle", il travaille sur les faits : des images, des enregistrements sonores de conversation de l'équipage, des données physiques (les pressions sur les pompes hydrauliques par exemple), les données physiologiques (le rythme cardiaque des équipiers). Cette gestion des données permet de repérer les moments positifs, les phases de progrès. Quelques secondes parfois qui permettent de gagner pour la course suivante quelques centaines de mètres.

Synthèse graphique de Guillaume Lefèvre via le blog d'Alexis Monville http://alexis.monville.com/2014/04/25/coaching-gagnant/

Synthèse graphique de Guillaume Lefèvre via le blog d'Alexis Monville http://alexis.monville.com/2014/04/25/coaching-gagnant/

Je vous passe l'anecdote de la réunion où l'on se pose la question de donner plus de puissance à l'aile du bateau. Le problème, c'est que visiblement, les alarmes de sécurité se déclenchent à chaque course, preuve que le matériel est au bout.

Il est donc décidé, à 8 à 1, puisqu'il n'y a plus rien à perdre, de débrancher les alarmes...Ce qui explique qu'il n'y a pas d'ingénieur aéronautique dans l'équipe même si les technologies utilisées sont les mêmes.

Enfin, Philippe Presti est Zen, (beau aussi affirment les filles de l'assemblée), il semble résister à toutes les pressions. Bref, il n'est pas loin de la perfection.

Comme cette plénière prestige du CJD Arcachon.