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Avec le développement de l'informatique, de l'internet, de la pression de Twitter...La presse est parfois victime de bug ou de #fail comme disent les twittos. Ce matin, le journal Sud-Ouest publiait une double page sur l'e-réputation mais ce n'était pas la bonne version. Des sources parisiennes, lyonnaises, toulousaines avaient remplacé les illustrations régionales. Voici la version qui aurait dû être publiée...

NB : les exemples et citations sont imaginés à partir de communiqués, sources et déclarations. Je n'ai pas contacté les personnes et elles ne m'ont pas parlé.

NB2 : je lis religieusement Sud-Ouest papier tous les jours et je remercie le dieu Internet de me l'offrir quand je suis en déplacement. Et je ne suis pas non plus pour faire du régionalisme systématique, mais quand il y a des gens compétents et reconnus sur un sujet dans la région...alors, n'hésitons pas à mêler l'utile à l'agréable : citons-les dans "le journal".

Gestion de l'e-réputation : un domaine d'excellence pour notre région !

Ce directeur de Centre de Formation des Apprentis (CFA) d'Aquitaine constate l'amplification du phénomène : régulièrement, des parents viennent lui dire que leur adolescent est victime de harcèlement de la part de ces camarades de CFA sur Facebook. Cet été, Carole, chargée de mission dans une collectivité est convoquée par son directeur parce qu'il vient de voir une photo d'elle, visiblement éméchée, à l'Oubli au Moulleau. C'est sa vie privée mais ça fait mauvais genre.

Le droit à l'oubli ou à l'erreur de jeunesse numérique, c'est justement une des problématiques que la CNIL entend défendre. En 2008, le Président de l'institution Alex Türk intervenait à Bordeaux à l'Ecole Nationale de la Magistrature pour affirmer que ce droit devait exister.

"Le problème", explique le spécialiste des Ressources Humaines 2.0, le Bordelais Jacques Froissant, c'est que "les patrons ou les DRH eux se contentent des résultats de recherche renvoyés par le moteur de recherche Google après avoir indiqué le nom d'un candidat".

"C'est pour répondre à cette problématique que j'ai créé en fin d'année dernière SOS Internet" raconte Camille Bertheau, jeune diplômée et co-fondatrice du Start-up Week-end Bordeaux. "Je propose de nettoyer la réputation des individus sur le net".

Droit à l'oubli : le point de vue du Psy

Yann Leroux est Psy et Geek. Installé à Gradignan (33), il intervient (si l'on suit ses checking foursquare) en Dordogne (24). Il est l'auteur d'une thèse sur les groupes en ligne, élève de Serge Tisseron.

Je ne sais pas ce que vont faire ceux qui sont nés avec le réseau et la téléphonie mobile… et la crise écologique. Cependant, je ne suis pas inquiet a propos de la façon dont ils vivent leurs vies en ligne. Il est possible que la profusion des informations qu’ils laissent en ligne soit aussi une tactique (Michel de Certeau) d’obfuscation. Il y a là un jeu subtil entre la mémoire que constituent les traces sur le réseau et le présent perpétuel dans lequel nous sommes. La « génération Z » aura sans doute a inventer des façons de faire et d’être, car le réseau d’aujourd’hui n’est pas le réseau des années 2000. Il est plus massif, plus réactif, plus rapide.

le Blog d'Antoine Dupin

La gestion de l'e-réputation, une affaire vieille comme Internet !

Avec le développement de l'usage des réseaux sociaux, la notion de la gestion de l'e-réputation touche le grand public, mais elle concerne depuis de nombreuses années les entreprises. En effet, les avis consommateurs sont diffusées sur des sites internet spécialisés depuis le début des années 2000 et ils sont donc regardés de très près par les acteurs du e-commerce. A Bordeaux, le leader français de e-commerce Cdiscount.com, s'intéresse à son e-réputation depuis 2005. Victime de son succès, l'entreprise dont les entrepôts étaient installés à Mérignac (et le siège cours de l'Intendance à Bordeaux) focalisait un mécontentement important de la part de ses clients. Elle fait alors appel à une ressource locale (à Villenave d'Ornon) mais unique en France (nous sommes en 2005) qui développe ainsi un savoir-faire exclusif : relever les avis négatifs, parler avec les clients et au final, améliorer la réputation du cyber-marchand.

(précision, cette ressource locale, c'est l'agence Web Report, l'entreprise que j'ai créée).

Ce savoir-faire, permet d'éviter quelques erreurs comme on peut le constater avec Findus à la suite de la crise de réputation dont elle a été victime. (lire un très bon article de La Tribune).

En Aquitaine, un secteur innovant !

L'e-réputation est aussi au cœur du développement de deux entreprises de notre région.

Tout d'abord on surveillera de près la croissance d'AT Internet qui a annoncé il y a moins de 15 jours le recrutement de 20 profils. Ce spécialiste mondial du web analytic (l'analyse des données sur le web) développe en ce moment un service spécialisé dans la mesure de l'e-réputation.

On s'intéressera aussi à KeepAlert, la start-up pessacaise est en train de s'imposer sur le marché de la contrefaçon sur le net. Le Monde ne s'y est pas trompé avec un article d'une demi-page dans ses pages "éco".

Conclusion :

Je n'en veux évidemment pas à "Le journal" comme on dit chez nous à Bordeaux d'avoir quasiment oublié sa région (à part le camarade Vincent au Pays Basque) sur cet article, mais c'est vraiment très agaçant de tomber sur ces pages qui mettent en valeur des entreprises "d'ailleurs" comme si on voulait rester dans cette croyance que chez nous...on ne sait rien faire.

Et vous pourrez lire dans les sources ci-dessous que "le journal" a su aussi faire des très bons articles sur des intervenants locaux.