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Publié par Benjamin R

Après l'opposition "prolo" vs "bourgeois" nous voici dans un nouveau temps sociétal. Aujourd'hui, on a d'un côté, les TPMG, Tout pour ma gueule qui mettent toute leur énergie au service de leurs propres besoins au détriment parfois de la collectivité et de l'autre les "Communs" qui estiment qu'il existe des biens communs (la planète, l'air, l'eau, la santé,etc.) qu'il faut gérer ensemble pour le bien de tous.

#TPMG : Tout pour ma Gueule !

Je crois que j'ai enfin réussi à définir ce moment de société dans lequel nous évoluons aujourd'hui. Nous sommes dans le temps du "tout pour ma gueule !" #TPMG. C'est tout à fait impressionnant. 

Pour le TPMG, le collectif n'est plus ou plutôt, pire, si le collectif existe, il doit absolument servir ses intérêts. Autrefois, c'est à dire au milieu du siècle dernier, on œuvrait collectivement pour le bien de tous. C'est ainsi que la sécurité sociale, le système de retraite permettaient de servir cet idéal. En ces temps de reconstruction, la croissance devait permettre d'offrir à tous, le minimum (voire mieux) vital. Mais ça c'était avant.

Cette inflexion a commencé dans les milieux plutôt aisés. On a entendu des revendications du style : "il faut plus de places en crèche dans ce quartier...pour mes enfants !". L'école publique, qui était la marque de l'excellence dans les années 1980 quand l'école privée récupérait uniquement les enfants désœuvrés de la bourgeoisie, a été délaissée. Aujourd'hui, pour que l'enfant réussisse, on évite l'enseignement public parce que "quand même entre les grèves et les racailles"...mon enfant ne pourra pas être médecin.

Enfin, ton enfant va pouvoir réussir le concours de médecine en se goinfrant de QCM sans réfléchir, être médecin c'est un autre niveau inaccessible pour lui. 

Pour cela, il aurait fallut qu'il connaisse un peu le reste de l'humanité en dehors des murs de son établissement jésuite ou marianiste.

Bon ce n'est pas grave, il sera dentiste, dans le pur esprit "TPMG" puisqu'il prendra des sous et pas de garde.

L'espace public est à moi, moi, moi

L'autre illustration de ce comportement individualiste c'est l'usage des moyens de mobilité partagés.

Dernier exemple en date : la trottinette électrique. Objet qui est apparu dans les grandes villes ou plutôt sur les trottoirs des grandes villes. 

Le TPMG adore la trottinette électrique. Juché sur son bolide, il est libre comme le vent et surtout...prioritaire ! Il s'accapare l'espace public à 25km/h, sans bruit, sans casque. Il est un vrai risque pour lui et pour les "autres". Pour qui ? L'autre n'existe pas pour le Tout pour ma Gueule. Quand "l'autre râle", quand la collectivité (la quoi ?) décide d'interdire ce business, il ne comprend pas. Il s'étonne, il éructe sur les réseaux sociaux où dans sa bulle d'opinion #TPMG il est conforté dans son courroux par ses pairs. 

La vraie rupture dans notre société moderne est entre les #TPMG et les #communs . Même si en général le premier profite bien du second qui n'imagine même qu'on puisse se comporter ainsi.

 

 

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