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Mer ils sont fous !

Les primaires, l'élection présidentielle approchent. Suivront ensuite les législatives et bientôt encore des élections locales. Et plus la pression monte et plus je suis consterné par l'offre, les discours, les postures politiques. C'est moi qui change ou ce sont eux qui ne changent pas ? Aidez-moi à comprendre !

Préambule. Le titre de cette note n'est pas une faute de frappe. Non, il est un clin d'œil à la culture geek française. Tapez "mer il est fou" dans un moteur de recherche... La suite de ce monument de folie de l'expression communautaire trouvant d'ailleurs son prolongement dans la conclusion suivante : "enculer de rire".

Et voila comment commencer une note sur la politique et la société françaises sans en référer au Général de Gaulle. Première réponse au problème de fond !

La principale explication de la fracture avec nos représentants politiques, économiques ou sociétaux et nous, c'est que nous ne voyons plus les institutions comme eux, qui vivent par et pour elles. Mais en plus nous sommes un certain nombre à penser que nous arriverons à les faire changer, à les mettre en accord avec ce nouveau monde. Alors évidemment quand la bête résiste à notre volonté, à notre besoin de changement de vision et d'angle, nous ne comprenons pas. Parce que nous sommes évidemment persuadés que notre direction est meilleure que la leur. Peut-être nous trompons nous ? Nous n'en savons rien puisque pour l'heure, notre point de vue n'a pas droit au chapitre.

En revanche, ce que nous voyons c'est que les politiques mises en place depuis 1973 ne fonctionnent pas plus. La méthode qui consiste à appliquer les moyens inventés pour reconstruire le pays après 1945 et à conserver les institutions comme elles ont été imaginées par les personnes de l'époque (il y a 70 ans quand même) ce n'est pas la bonne solution. Et le pire, c'est que ce mode de pensée se retrouve à tous les étages du pays : du Gouvernement aux collectivités locales. Ce n'est pas un problème d'âge ou de diplôme, c'est un manque de renouvellement des personnels politiques mais aussi des modes de pensée. L'innovation politique n'existe pas dans notre pays.

Quelques mouvements tentent d'émerger : Les Zèbres portés par Alexandre Jardin qui semble découvrir le rôle des associations et qui adore les élus surtout s'ils sont importants. D'autres qui, malheureusement mettent immédiatement dans leurs solutions "l'allègement de la dette"…Nous n'avons pas de Podemos mais encore moins de Ciudadanos. L'évolution, c'est pas maintenant.

Personne pour lever la main et dire : Oh ! Stop. On arrête les solutions mortifères. Regardons vraiment la situation. Cela va si mal ? Quels sont nos indicateurs : la croissance ? Le prix du pétrole (haut ou bas c'est pas bien visiblement mais pourquoi ?). Quelles solutions différentes pouvons nous expérimenter. Le revenu de base pourquoi pas ? Les Communs pour une redéfinition de l'intérêt général ? Les monnaies locales ou complémentaires regardons de plus près. La Communauté sans le communautarisme, essayons. Une école qui propose moins de bacheliers plus de citoyens éclairés. Des hommes politiques qui acceptent des mandats uniques et non renouvelables pour obtenir une expression de la diversité du pays…

Oui il y a des solutions mais pour l'instant, jamais elles n'atteindront les lieux d'expression et d'exercice du pouvoir.

On fait comment ?

NB : l'écriture de cette note a été inspirée par celle de Vinvin : burn out et résignation